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Prologue |
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« L’Homme est une synthèse disjonctive du cosmos, c’est-à-dire ce moment critique où la nature élabore à l’intérieur d’une biosphère de type terrestre un être vivant susceptible, par les plus hautes fonctions de son cortex, de simuler à l’infini les dynamiques et les processus les plus profonds de la matière et de l’énergie, du temps et de l’espace, bref du cosmos lui-même, tout en se retournant contre ledit cosmos dans le but de l’exploiter, le coloniser, de l’humaniser. En cela, il faut voir comme cet être paradoxal dont la connaissance se nourrit, en la détruisant, en la corrompant, de la nature qui lui donne pourtant accès à la conscience et à la vie ; voici pourquoi l’homme n’est pas une « étape supérieure » dans le plan d’évolution biologique, ni pour autant une espèce aussi « banale » que la crevette ou la mouche drosophile : l’homme contient en lui toutes les possibilités de la nature, il est un « nexus », un nexus purement transitoire qui attend le moment où toutes ces possibilités pourront à nouveau s’exprimer. » (Maurice Dantec, Théâtre des Opérations) « Nous savons que les cosmonucléotides sont des « attracteurs étranges » régulant les constantes psi et physiques à N dimensions dans une sphère spatio-temporelle d’environ cinquante millions d’années-lumière. Ces cosmonucléotides définissent non seulement les « Lois » de la « Nature » et de « L’univers », mais aussi sa réalité. Les psiqs émis par les cosmonucléotides sont les garants déterministes des multiples formes de réalités et des multiples univers parallèles que nous supposons exister. » (Gerald Primus, Des Mondes Parallèles) « Il n’y a qu’un seul principe de causalité. Tout le reste n’est qu’une succession de conséquences à l’infini à la croissance exponentielle. Le Big Bang n’est lui-même qu’une conséquence. L’univers, les galaxies, les planètes, les races, les petites mesquineries quotidiennes de la vie ne sont tous que des conséquences au énième degré. » (Abel Lynch, La Théorie des conséquences) |
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y a quatorze millions d’années, le Cosmolord Ramayana se rend dans la
petite galaxie Fornax et instaure le cycle de vie des Nocturnes, une
étrange forme de vie provenant de son « domaine ». Apparaîtra
alors quelques centaines de milliers d’années plus tard le Sage de Fornax.
Il y a 2,5 millions d’années, sous le nom de Tyrik, le Cosmolord Ramayana invite la race des Hathors, qui incarnent la civilisation dominante de la galaxie d’Andromède, à combattre la Superintelligence Strowwan, qui est alors l’administratrice de l’Amas Local, mais qui s’est aussi rebellée contre son autorité. Strowwan est définitivement réduite à néant après plusieurs centaines d’années d’une conflagration qui plongera la Voie Lactée dans la chaos. Il y a 1,9 millions d’années, le Cosmolord Ramayana/Tyrik rencontre le « Vagabond » que l’une des nouvelles races dominantes de la Voie Lacté surnommera l’Immortel de Délos. Il initie le « Vagabond » aux secrets de l’univers et l’aide à se transmuter en Superintelligence. Le « Vagabond », qui est alors une personnalité triple (l’Immortel, une face négative nommée l’Anti-Immortel, et une face féminine nommée Estartu) devient unique en rejetant ses deux « faces » encombrantes qui deviennent à leur tour deux autres Superintelligences. Ensuite, Ramayana/Tyrik soutient quelque temps l’Immortel de Délos dans sa domination de sa Sphère de Puissance (l’Amas Local). Quelques centaines de milliers d’années plus tard, l’Immortel de Délos s’intéresse à une race de Simiens habitant la troisième planète d’une petite étoile jaune isolée des grandes mouvances galactopolitiques. Lors d’une ultime visite du Cosmolord à son disciple, Ramayana/Tyrik confirme le très fort potentiel futur des natifs de la « Terre » et confie à l’Immortel de Délos trente-sept activateurs cellulaires destinés à des élus « à venir », et en particulier à deux d’entre eux qui en seront les leaders et les guides. |