cycle 27 : Les Tolkandiens
FASCICULE PERRY RHODAN n° 1848
 
Zerrspiegel
Le miroir déformé
 
Auteur : Susan Schwartz
Année de parution : 1997
 

Sur Trokan, Caljono Yai souffre de la rupture avec Presto Go. Le contraste entre la technologie terranienne et la culture religieuse de son propre peuple perturbe tant la jeune Herreach qu’elle menace de démissionner. Le fidèle de Caljono Yai, Vej Ikorad, lui fait comprendre à quel point elle est importante pour le futur développement des Herreachs. Le fait que ceux-ci ont perdu leur ancien équilibre et deviennent semblables aux Terraniens dans leurs émotions est dû d’après Vej Ikorad au contraste entre la jour et la nuit qui a dissout la semi-obscurité de Trokan.

Alors que les Terraniens travaillant sur Trokan tombent soudain victimes de la folie de griffonnage, les Herreachs dont les facultés paramentales sont particulièrement affectées, subissent des cauchemars répétés. Dans ses visions, Caljono Yai voit un spectre volant menaçant. Quand la force mentale étrangère responsable du phénomène commence à influencer la transe collective des Herreachs, Presto Go réussit à rassembler les Clerea, les Libres-Respirants et les Nouveaux Réalistes malgré toutes les controverses. L’influence étrangère empêche les Herreachs de créer leurs êtres mythiques dans la plus grande transe de tous les temps. Au lieu du Nain Palomin, du multiforme Brodik ou du Géant Shimbaa se forment des centaines d’Enachos bourdonnants, des créatures informes sans visage. D’autres transes provoquent la création de l’Axamit qui entraîne des dépressions chez les Herreachs. Ce n’est qu’avec la mise en œuvre de toutes ses forces que Presto Go peut repousser la créature de Moond. La création du terrifiant crieur Gumbuda, dont les criaillements infernaux poussent de nombreux Herreachs à la mort, force finalement l’Artiste Suprême à interrompre les transes collectives ne générant que les incarnations de la peur collective des participants ou des créatures de cauchemar. Presto Go demande maintenant aux Herreachs de rechercher le nom de l’assaillant inconnu.

Atlan et les sœurs Vandemar reviennent sur la Terre. Homer G. Adams annonce depuis le GILGAMESH le 12 juin 1289 que le Philosophe dans le système de Véga a étendu ses cercles sur 42 planètes. Le Philosophe sur la Terre se trouve toujours sur le Kilimandjaro. Le 15 juin, l’Arkonide et les deux mutantes capturent Anita, âgée de 8 ans, et George, âgé de 165 ans, quand ils quittent la spirale d’humains entourant le Philosophe. Anita, complètement folle, explique qu’il est important de dessiner des cercles à cause du cercle parfait. Elle a trouvé le cercle intérieur d’où, comme une pierre jetée dans l’eau, émanent d’autres cercles. Dans le Cercle Intérieur, la voix du Philosophe donne aux humains des instructions pour construire plusieurs parties d’un monument d’une taille inimaginable.

Pour comprendre les déclarations confuses, les sœurs Vandemar se mêlent aux influencés entourant le Philosophe et s’arrêtent à cent mètres du centre de la force mentale attractive. Même avec leurs pouvoirs, elles ne peuvent percevoir la mystérieuse créature car la barrière scintillante qui l’entoure a l’effet de nombreux miroirs déformants. Les mutantes ont l’impression d’une déchirure constante du Philosophe qui est présent bien qu’il s’évapore constamment. Atlan est persuadé que le Philosophe séjourne simultanément dans deux espaces différents.

Adams raconte que 19 navires-glisseurs ont rejoint les 60 déjà présents dans l’amas 47 Tucani et qu’un se trouve en route pour la Terre. Une transmission trividéo de Trokan montrant le terrifiant crieur Gumbuda pousse les sœurs Vandemar à entrer en liaison avec les Herreachs par une projection holographique. Après que Caljono Yai ait parlé avec les deux Gaianes et ait appris qui est le menaçant Innommable, Presto Go exprime son avis que les Terraniens sont responsables des terrifiants événements.

Le 19 juin au matin, les sœurs Vandemar utilisent à nouveau leurs facultés paramentales sur le scintillement entourant le Philosophe. Tandis que leurs corps sont parcourus de crampes, le navire-glisseur arrive le jour suivant sur la Terre, se fond dans le Kilimandjaro et disparaît. Après leur réveil, les sœurs Vandemar complètement épuisées racontent en larmes qu’elles ont vu un futur plein de morts et de destructions. Il n’est pas encore clair s’il s’agit seulement d’une vision potentielle ou de quelque chose d’inévitable. Peu après, les images du champ de scintillement se consolident devant les yeux d’Atlan.
 


© Michel Vannereux